Algérie: La mobilisation du huitième vendredi dominé par la colère

Ce vendredi matin, la capitale algérienne avait des allures de forteresse. Les forces anti-émeutes avaient dressé une muraille pour interdire aux manifestants l’accès aux principales artères. Mais la détermination de la rue a fini par l’emporter et en début d’après-midi, la foule paraissait aussi dense que les vendredis précédents. La situation a finalement dégénéré en début de soirée. Un véhicule des forces de l’ordre a été incendié. La police a tiré des gaz lacrymogènes. Mais les manifestants insistent : il s’agit de casseurs qui ne représentent pas la mobilisation populaire pacifique. Depuis mardi, l’Algérie a un président par intérim : Abdelkader Bensalah. Mais celui-ci incarne tout ce que les manifestants rejettent. Il a accompagné l’ancien président Bouteflika pendant presque vingt ans, en tant que président du Conseil de la nation. Son portrait est désormais frappé d’une croix rouge dans les rues d’Alger. Les slogans résonnent haut et fort : « Bensalah, dégage. » Les Algériens souhaitent toujours tourner la page.

Dakareport. Com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *